Corruption(s)
Cette série photographique possède une double entrée.
Elle interroge un regard sur le monde qui se veut corrompu, ce regard s’étant construit, longtemps, à travers une expérience normative de la beauté.
Cette série propose une expérience formative de la beauté.
L'heure est à l'éveil personnel, à la ré-appropriation des critères esthétiques via une recherche intérieure.
Cette émancipation débute par l'acceptation de soi dans son expression la plus minimaliste.

Cette série nomme également les sujets photographiés, « corruption » étant un synonyme anglais de pourriture.
Chaque cliché a été réalisé avec des végétaux et aliments figés dans cet infime laps de temps entre la vie et la mort, une esthétique de la création et de la destruction entrelacés et éphémères.
Prises dans un spectre de couleurs et de lumières particulières, fruit d’une longue expérimentation, les images paraissent abstraites, surréalistes, bien qu’elles ne soient on ne peut plus vraies et naturelles.
Le temps et la patience jouent des rôles importants dans ce processus de maturation, invitant le spectateur à s’attarder sur ce qu’il regarde, permettant à la photographe Lilia El Golli de capter ce fragile équilibre entre le « ni tout à fait mort, ni tout à fait vivant ».
Une double réflexion sur l’état de notre société contemporaine.

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